Malaysia Boleh

Lors de mon dernier voyage en 2016 je me suis rendu quelques jours en Malaisie, du côté de Kuala Lumpur, l’occasion pour moi de revoir des amis malaisiens.

 

La Malaisie est un pays que j’adore, ce n’est pas pour rien que c’est ma 5ième visite (ma première remonte à 2000).

 

Au fil de mes visites j’en prends plein les yeux, je découvre des merveilles de ce pays mais je me rends compte aussi de plus en plus de l’envers du décor.

 

Avec cet article voici donc mon ressenti sur la Malaisie.


Lors de mon dernier voyage en 2016 je me suis rendu quelques jours en Malaisie, du côté de Kuala Lumpur, l’occasion pour moi de revoir des amis malaisiens. La Malaisie est un pays que j’adore, ce n’est pas pour rien que c’est ma 5ième visite (ma première remonte à 2000). Au fil de mes visites j’en prends plein les yeux, je découvre les merveilles de ce pays mais je me rends compte aussi de plus en plus de l’envers du décor. Avec cet article voici donc mon ressenti sur la Malaisie.

« Malaysia boleh » , un cri de ralliement qui veut dire « la Malaisie en est capable »

Petite présentation du pays

 

La Malaisie est un grand pays du sud-est asiatique composé d’une partie péninsulaire avec la Thaïlande au nord et Singapour au sud et d’une partie insulaire au nord de l’ile de Bornéo (au sud de l'ile c'est le Kalimantan indonésien).

 

Dans la partie péninsulaire il faut distinguer la côte Ouest où se trouvent les plus grandes villes, le pouvoir politique, économique  et l’industrie, la côte Est plus traditionnelle, moins peuplée et enfin le centre, montagneux et couvert de foret.

 

Du côté de Bornéo il y a deux états : le Sarawak et le Sabah.

Petite présentation du pays

Ce qui frappe lors d’une première visite en Malaisie c’est la société pluriculturelle de ce pays. Vous croiserez beaucoup de malaisiens d’origine chinoise et indienne (tamoule plus précisément) et vous verrez autant de temples hindous ou chinois que de mosquées dans les villes, ce qui est surtout le cas dans la partie ouest de la péninsule malaise.

En tout cas, à chacune de mes visites j’ai été enchanté par l’accueil et le sourire des malaisiens.

Cette population aux diverses origines apporte une variété incroyable de cuisine. Pour moi, à chaque visite en Malaisie, je me régale de cuisine chinoise, indienne ou malaise. Comme je l’ai raconté dans cet article sur mes aventures culinaires dans le monde, c’est un des seuls pays où je prends du poids tellement je me régale !

Un restaurant à Putrajaya

Cuisine chinoise


Côté ambiances et visites vous aurez l’embarras du choix entre les marchés colorés, les montagnes, la forêt, les parcs nationaux, les belles plages, les plantations de thé, les gratte-ciel de Kuala Lumpur, la ville nouvelle de Putrajaya, Penang, Melaka… Et côté activités, vous aurez le choix entre la plongée, le trek, le surf, le rafting, la spéléo ou encore le shopping!

En 5 visites je suis très loin d’avoir tout vu.

Par contre attention au climat vu l’étendue du pays, il peut faire très beau sur la côte Ouest de la péninsule et très mauvais côté Est, choisissez vos régions suivant la saison.

Le quartier des affaires de Kuala Lumpur depuis la KL tower

Mes coups de cœur

 

- Georgetown sur l’ile de Penang

C’est une ville historique à majorité chinoise, son ambiance est particulière. On y trouve un quartier indien, un centre historique pittoresque, des temples chinois et bouddhistes. J’y suis resté quelques jours sans m’ennuyer.

 

-Cameron Highlands

Les anglais, lors de leur présence en Malaisie, ont crée des stations d'altitude pour échapper à la chaleur tropicale des plaines et retrouver un peu du climat anglais.  Ils  ont planté des  théiers, ils ont crée cette station d’altitude à l’ambiance « british », et tout cela est entouré par la forêt tropicale. J’y ai fait de superbes randos entre champs de théiers et forêt. Et en plus le thé malais est bon, mon préféré et le plus connu est le Boh.

 

-Pulau Perhentians

Pour moi ce sont les plus belles iles de Malaisie  pour jouer les robinsons dans un décor de plages de rêve et de jungle et pour faire de la plongée ou du snorkeling. C'est un des meilleurs endroits que j'ai vu lors de mes voyages pour trouver des plages paradisiaques.

Perhentians islands

-Melaka (ou Malacca)

Une ville portuaire chargée d’histoire dans un endroit stratégique : le détroit de Malacca. Cette ville est belle  et facile à visiter à pied. On peut y voir des temples chinois, des « cycle rickshaws » colorés et bariolés, des monuments et églises datant de la présence hollandaise. Pour moi une des plus belles villes de Malaisie.

 

-Bako National Park

Ce parc national situé au Sarawak, sur Bornéo, est une petite pépite. Ici pas besoin de guide, les sentiers sont bien balisés, les circuits sont plus ou moins longs suivant l’état de forme, on y voit beaucoup d’animaux dont les nasiques, ces grands singes au nez particulier. J’y ai fait de belles randos dans la forêt le long d’une côte sauvage.  Un souvenir inoubliable ! Il faut y rester plusieurs jours, par contre attention, pensez à réserver votre hébergement en avance et à apporter un peu de nourriture car les possibilités sont maigres sur place.

Un beau nasique

Bako National Park au Sarawak

-le «night market » de Kota Kinabalu

A Kota Kinabalu, la capitale de l’état de Sabah ( Bornéo), il existe un marché de nuit appelé « filipino market » où j'ai mangé tous les soirs lors de mon séjour dans cette ville. C’est un ensemble de stands de poissons, fruits de mer, volailles cuits au barbecue, un délice à petit prix, je me suis régalé ! Il y a même des stands de pâtisseries. A voir si vous allez à Kota Kinabalu.

De bonnes pâtisseries vendues avec le sourire

Poissons et fruits de mer au barbecue


Derrière la carte postale :

 

Les palmiers à huile

 

Bien sûr il y a la déforestation due au pillage du bois précieux, mais il y a surtout la déforestation due à la culture des palmiers à huile. L’Indonésie et la Malaisie sont les deux grands producteurs d’huile de palme, à eux deux ils produisent 85% de la production mondiale.

 

A chaque fois que je me rends dans ce pays je constate l’avancée inexorable des plantations de palmiers à huile, qui empiètent de plus en plus sur la forêt tropicale primaire ou secondaire. Cela me désole de voir la destruction de la foret riche en biodiversité pour produire de plus en plus d’une huile qui est néfaste à la santé de l’homme. Lors de mon voyage à Bornéo en 2009  j’avais vu la destruction à grande vitesse de la forêt primaire pour planter ces maudits palmiers. Pour rappel, la foret de Bornéo abrite des peuples indigènes qui habitent depuis toujours dans ces forêts et qui sont chassés de leur habitat et persécutés par les planteurs. Mais il y a aussi des animaux en danger comme le célèbre Orang Outan.

 

Tout cela est fait avec le consentement du gouvernement malais, faire du fric rapidement sans penser aux conséquences…

Méfiez-vous d’une célèbre pâte à tartiner qui se vante d’utiliser de l’huile de palme certifiée « durable », c’est du pipeau : pour produire de l’huile de palme il faut raser, détruire, bruler une forêt qui abrite une faune et une flore variée, voire déplacer des populations… En plus je le répète, cette huile est mauvaise pour notre santé !

La déforestation gagne du terrain


« L’apparente unité du pays n’est qu’un leurre »

Au premier abord ce pays semble un havre de paix où les différentes populations qui composent le pays,  vivent ensemble en harmonie, malgré leurs mode de vie différents et leur religions différentes. En effet les malais de souche musulmans, les malaisiens chinois tao confusionnistes, les malaisiens indiens hindous ou encore les indigènes animistes (Orang aslis, Ibans, Penans,…) semblent cohabiter sur un pied d’égalité. Dans les villes, les temples chinois côtoient les mosquées ou les temples hindous.

 

Il faut savoir qu’en réalité les malais de souche ou Bumiputras (« fils du sol malais ») ont de plus en plus d’avantages et privilèges sur les malaisiens indiens et chinois : quotas obligatoires de bumiputras dans les entreprises, meilleurs postes dans l'administration, meilleurs taux de crédits, ristournes pour acheter un logement. A la fac les malaisiens d'origine indienne et chinoise ont besoin de meilleures notes pour avoir un diplôme, comparé aux bumiputras.

 

Le gouvernement malaisien assume ouvertement cette politique de discrimination positive depuis 1970 et d’après ce que j’ai compris, l’état encouragerait même le racisme envers les malaisiens chinois et indiens. Tout ceci m’a été rapporté par des amis malaisiens d’origine chinoise qui sont nés en Malaisie et se sentent de moins en moins chez eux alors que leurs parents eux-mêmes sont nés en Malaisie.

 

Pour info, ce sont les malaisiens chinois et indiens qui tiennent les rênes de l’économie en Malaisie, sans eux, le pays s’effondre…

Une petite indienne, une petite chinoise et une bumiputra

Une unité de façade…


Voici donc mon ressenti sur ce pays que j’aime tant. Que cela ne vous empêche pas d’y aller, comme dans tous pays il y a du bon et du mauvais, il faut juste connaitre l’envers du décor. En tout cas moi j’y retournerai encore et encore, ce pays a tellement  à offrir. Et bien sûr n'hésitez pas à commenter ou poser des questions !

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Commentaires : 2
  • #1

    Sab (lundi, 19 décembre 2016 22:06)

    Tu peux te rassurer de mon côté je fais attention à ne pas amplifier la progression de la culture d'huile de palme au grand desarroi de Maeva le Nutella est banni de la maison (entre autres) on fait attention à ce genre de choses même s'il y en a de plus en plus et partout ...
    La nourriture à l'air excellente effectivement !
    Tu me fais penser à moi quand tu dis que tu y es allé 5 fois et que tu y retourneras encore et encore... en tout cas tu donnes envie ! C'est amusant nous avons chacun nos continents "fétiches"

  • #2

    selamat jalan (mardi, 20 décembre 2016 08:26)

    Malheureusement l'huile de palme est partout, difficile d'y échapper...
    Oui la nourriture est excellente, je pense que tu aimerais ce pays!
    J'adore l'Asie!