Gujarat, mon coup de cœur en Inde

L’Inde est un pays à part, j’aime m’y rendre et à chaque fois c’est la claque.

 

La dernière fois que j’y suis allé j’ai découvert un état un peu à part,  peuplé de plus de 60 millions d’habitants, situé à l’ouest du pays entre le Pakistan au nord, le Rajasthan à l’Est, Bombay au sud et la mer d’Arabie à l’ouest : le Gujarat.

 

Voici le récit de mon séjour au pays de Gandhi.


L’Inde est un pays à part, j’aime m’y rendre et à chaque fois c’est la claque (voir mon article  Incredible India). La dernière fois que j’y suis allé j’ai découvert un état un peu à part,  peuplé de plus de 60 millions d’habitants, situé à l’ouest du pays entre le Pakistan au nord, le Rajasthan à l’Est, Bombay au sud et la mer d’Arabie à l’ouest: le Gujarat. Voici le récit de mon séjour au pays de Gandhi.

 

Mais d’abord pourquoi j’ai voulu découvrir le Gujarat ? Parfois il suffit de pas grand-chose pour décider d’une destination de voyage. Là je suis juste tombé sur une discussion sur un forum traitant de l’Inde. La personne qui faisait un compte rendu de voyage parlait du Gujarat comme d'un endroit peu touristique, où les gens sont très accueillants et où il y a quantités de sites à visiter, il n’en fallait pas plus,  « Let’s go » !

 

Ahmedabad

 

Après une courte escale à Bombay, nous voici à Ahmedabad, la plus grande ville du Gujarat. C’est une ville indienne typique, avec son lot de pollution, de circulation anarchique, de bruit,… Au premier abord ce n’est pas une ville attractive. A y regarder de plus près, cette ville a de quoi nous retenir 2/3 jours.

En effet cette ville regorge de temples hindous (Swaminarayan temple) et jains (Hatheesingh temple), de mosquées (Sidi Sayed et Jama Masjid), d’une vieille ville grouillante Manek chowk avec un marché typique et un marché de nuit pittoresque. Ici pas de harcèlement ou de rabatteurs, on nous regarde, on nous sourit, on sent que ce n’est pas très touristique ici.

 Ahmedabad

Bhuj

 

Nous partons avec 2 heures de retard, en fin de matinée. Le trajet en train est sympa, le train est à moitié plein, les paysages  de lac salé et de campagne défilent, c’est l’Inde rurale.

Nous arrivons à Bhuj il fait nuit, nous arrivons à notre guesthouse en rickshaw.

Le lendemain matin c’est la visite du Prag Mahal et de l’Aina Mahal, un fort et un ancien palais, superbe ! Dommage qu’ils aient été endommagé par un terrible séisme en 2001, on en voit encore les stigmates, les fonds peinent à venir pour restaurer. Pendant la visite nous faisons des séances photos avec les indiens, la visite dure toute la matinée.  Nous réservons auprès de Mr Jethi (le conservateur de l’Aina Mahal),  un tour de 2 jours dans les villages aux alentours de Bhuj , réputés pour leur artisanat unique. Départ demain matin.

 

En attendant demain nous profitons de la petite ville de Bhuj qui est bien agréable, il y a beaucoup à faire et à visiter : des temples, des ruelles assez typiques, un marché aux légumes, des petits musées intéressants.

 

Le lendemain nous voilà partis en rickshaw pendant 2 jours avec un chauffeur guide adorable : Bharat, pendant 2 jours il sera aux petits soins pour nous, il nous expliquera tout sur ce qu’on verra, il répondra à toutes nos questions, il connait parfaitement la région, un grand merci à lui !

Ce tour de 2 jours fut intense, nous visiterons des villages assez différents les uns des autres (hindous ou musulmans, touristiques ou non), avec des spécialités d’artisanat différents aussi : broderie, tapisserie, travail du cuir, sonnailles, peinture,… Nous verrons les artisans travailler devant nous, nous rencontrerons des personnes attachantes, nous visiterons aussi des temples et monastères, nous verrons des animaux, c’est difficile de résumer 2 jours intenses, ce sera peut-être l’objet d’un article ? Notre coup de cœur de ce tour : la nuit dans un temple hindou au sommet d’une colline Dinodhar Hill, seuls au monde dans un lieu unique avec seulement Bharat, un sâdhu énigmatique et un gardien du temple.

 

Des adresses que nous avons aimé à Bhuj : la City guesthouse et le restaurant Noorani mahal, notre cantine à Bhuj.

Fanny se fait habiller par les femmes Jat

Le sâdhu de Dinodhar hill

Monastère de Than


Mandvi

 

Après quelques heures de bus nous voici à Mandvi, une ville portuaire.

Ici on fabrique de gros navires en bois, les boutres, comme on peut en trouver dans les pays de la péninsule arabique. Ces navires sont impressionnants et magnifiques, à marée basse nous pouvons nous y approcher. Mais il n’y a pas que cela à Mandvi, cette petite ville a une vieille ville aux rues tortueuses où il fait bon se perdre. Ici aussi l’accueil est souriant.

 

En dehors de la ville on prend un rickshaw pour aller visiter le palais Vijay Vilas, sur le chemin on s’arrête à la plage de Mandvi, une longue plage belle mais payante…

 

Une bonne adresse pour un très bon thali : Zoraba the buddha.

 

De Mandvi nous voulons nous rendre à Dwarka d’une traite, on prend donc un bus de nuit avec des couchettes, quel confort !

Les boutres de Mandvi à marée basse

Dwarka

 

Au petit matin nous arrivons à Dwarka encore endormie.

Dwarka est un des 4 plus grands lieux de pèlerinage hindou, un petit Vârânasî avec des ghâts et des temples, dont le magnifique temple Dwarkanath dédié à Krishna. Ici aussi il y a une vieille ville aux rues tortueuses, pour notre plus grand plaisir. Les ghâts donnent sur une rivière qui se jette dans la mer quasi immédiatement,  cette rivière subit les marées. Comme à Vârânasî il y a une importante concentration de sâdhus, yogis et de religieux et ici aussi il y a des crémations de corps, nous y assisterons par hasard.

 

Un matin nous partons en bus faire le pèlerinage « Dwarka darshan », nous sommes les seuls étrangers. Nous faisons la tournée des temples et lieux sacrés du coin. C’est beau et passionnant mais il fait chaud et Fanny commence à être malade (nous saurons au retour en France qu’elle avait la scarlatine). La fin du pèlerinage est un calvaire pour elle.

 

Le soir nous flânons sur le front de mer avec les locaux, nous sommes souvent les seuls étrangers, les gens nous sourient, nous parlent, on se prend en photo et notre chaï wallah (vendeur de thé) attitré nous remplit régulièrement notre tasse.  Nous le dégustons en contemplant le coucher de soleil.

 

Nous sommes en pleine période de fête de Navratri, une fête hindoue et la nuit, à côté de notre hôtel, une vingtaine de femmes danse en l’honneur des déesses du panthéon hindou. Elles sont en tenue de fête, la musique est envoutante, c’est un beau spectacle.

 

Un matin nous prenons un bus pour Junagadh en passant par Porbandar, où j’aurais bien voulu m’arrêter mais il faut faire des choix quand on a que 3 semaines !

Sur les ghats à marée basse

Notre chaï wallah attitré

Junagadh (Girnar hill)

 

Junagadh est une petite ville indienne bruyante et grouillante, à part aller voir le beau mausolée Mahabat Maqbara et le fort  Uperkot, c’est surtout une ville qui sert de base pour aller à Girnar Hill,  un lieu de pèlerinage jain et hindou sur une colline.

 

Fanny reste dans la chambre, toujours malade, je me lève avant le lever du soleil pour faire le pèlerinage. Je regrette de ne pas avoir pris de frontale, il y a 10 000 marches à grimper, je commence dans le noir il fait encore nuit. Dès que le soleil se lève les pèlerins qui grimpent avec moi s’aperçoivent que je suis un touriste, ils me sourient, me dévisagent, tentent de me parler mais ne parlent pas anglais. Très vite un groupe de 4 indiens marche avec moi, ils ont un anglais limité, ils sont sympas, on fera toute la montée et descente ensemble, ils sont d’agréable compagnie.

Certaines personnes trop vieilles ou trop faibles ou trop fainéantes sont portées sur des chaises, les dholis.  Plus on monte, plus la vue est superbe, plus on découvre des temples jains magnifiques ainsi que quelques temples hindous sur fond de musique religieuse. Mes compagnons s’y arrêtent et prient. Grâce à eux je fais connaissance avec des prêtres hindous passionnants, qui me racontent entre autre qu’ils entendent rugir des lions de temps en temps. Je ne regarde plus les collines boisées autour de moi de la même façon, que j’aimerais en voir ! Au sommet de Girnar Hill, il y a juste un petit temple hindou, quelle belle vue!

 

La redescente est plus pénible que la montée, il fait chaud en plein soleil et les marches font mal aux genoux. Je fais une belle rencontre, Jaydev, qui m’interpelle en Français ! On discute bien et on se donne rendez-vous pour manger le soir. En bas des marches  je partage un rickshaw avec mes potes, on se sépare avec émotion dans Junagadh.

Je rejoins Fanny alitée, elle est faible et ne supporte pas le soleil!

Le soir nous rejoignons Jaydev dans un restaurant, nous passons un bon moment en sa compagnie. Il est en déplacement professionnel mais vit à Ahmedabad avec sa femme et son fils. Nous échangeons nos coordonnées, nous espérons le revoir à Ahmedabad.

 

Le lendemain matin nous partons en bus pour Diu, en passant par Somnath, où je me serais bien arrêté aussi.

Girnar hill avec Junagadh en bas

Mes compagnons de pèlerinage

Diu

 

Diu est une ile qui ne fait pas partie du Gujarat, bien qu’enclavée dans cet état. La ville de Diu est  une ville pleine de charme, avec des églises, des forts, des bâtiments datant de la présence portugaise sur l’île. La langue portugaise est encore bien présente. Contrairement au Gujarat, ici l’alcool est en vente libre, résultat : les Gujaratis viennent acheter de l’alcool ou s’enivrer à Diu.

 

Diu ne se résume pas à la ville de Diu, il y a aussi des plages, des villages, la campagne.

Je pars en rickshaw à la plage de Nagoa, je suis curieux de voir cette plage, je ne suis pas déçu mais cette plage est loin d’être paradisiaque, c’est simplement une plage indienne! Il y a foule, les indiens se baignent habillés, il y a un restaurant qui sert de l’alcool, certains indiens sont éméchés, la plage est un peu sale.

Un matin très tôt je pars pour l’autre côté de l’ile, à Vanakbara. C’est un village de pêcheurs et tôt tous les matins c’est un spectacle de voir le retour des bateaux et les femmes qui vendent le poisson à même les quais, c’est une explosion d’odeur de poisson, de bruit de palabres et de saris colorés, j’adore. Les pélicans et mouettes sont nombreux, ils cherchent à chaparder des poissons. On y trouve toute sorte de poissons dont des requins…

Diu étant une ile plus touristique, on y trouve plus d’étrangers, de guesthouses et de restos.

Deux bonnes adresses : la pension Herança Goesa où nous avons logé, pas cher, propre et très bon accueil et le O’coqueiro, un petit resto où l’on mange une délicieuse cuisine dans un jardin agréable. On s’y est régalé de poissons et fruits de mer, ça fait du bien après plusieurs semaines de végétarisme au Gujarat.

De Diu nous prenons un autre bus de nuit avec couchettes pour Ahmedabad.

Dans la ville de Diu

L’église St Paul à Diu


Le marché aux poissons de Vanakbara

Ahmedabad

 

Nous retrouvons avec plaisir  la vieille ville, les marchés, les temples et la grande mosquée du Vendredi (Jama masjid).

Nous retrouvons aussi  Jaydev qui nous présente sa famille, il nous aide beaucoup à trouver des souvenirs à rapporter chez nous, on passe l'après midi ensemble. Une belle rencontre, merci à lui !

Mosquée Sidi Sayed

Dans les rues d’Ahmedabad


J’espère que cette petite visite du Gujarat vous aura dépaysé ou même donné envie d’y aller. Moi j’y retournerai sans problème car  3 semaines ne suffisent pas pour découvrir tous les sites de cet état, je serais bien allé à Palitana, au parc national de Sasan Gir voir les lions, au ashram de Gandhi ou encore à Vadodara.

N’hésitez pas à me contacter pour plus d’infos et pour plus de photos allez voir ICI.

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Commentaires : 4
  • #1

    hubert ranoux (jeudi, 13 octobre 2016 20:32)

    Hello
    Sympa ce petit retour au Gujarat. Dans mes souvenirs c est aussi une de mes régions indiennes préférées.
    J avais oublie des noms ...
    Un jour peut être je raconterai mon expérience du Gujarat, les lions; les ours ( peut être un mythe?) et la frontière du Pakistan. ....
    L Inde reste un pays sans limites !!!

  • #2

    selamat jalan (jeudi, 13 octobre 2016 21:43)

    Oui l'Inde est un pays sans limites! C'est pour ça qu'on l'aime.
    Oui il faudra que tu racontes ton expérience du Gujarat!

  • #3

    Maeva (mercredi, 26 octobre 2016 15:14)

    Coucou

    J'ai une question qui n'a pas forcément de rapport avec cet article là mais, pour trouver les logements, les endroits etc chez les habitants comment tu fais? Tu racontes souvent que tu as rencontré des personnes, c'est sur des sites que tu vois où tu peux dormir chez l'habitant? Sinon très intéressant, jamais entendu parlé de cet endroit auparavant, merci!

  • #4

    selamat jalan (jeudi, 27 octobre 2016 18:56)

    Pour trouver les logements, les endroits,... c'est soit sur les forums de voyage, soit sur les guides comme le Lonely Planet. Content de t'avoir fait découvrir un endroit inconnu! Bises