Anecdotes de Voyage 3

Voici le 3ème volet de mes anecdotes de voyage avec des moments flippants, écœurants, embarrassants qui vous amèneront en Indonésie, en Iran, au Burkina Faso, en Égypte, en Bulgarie et aux Philippines.

 

Bonne lecture.

 


Voici le 3ème volet de mes anecdotes de voyage avec des moments flippants, écœurants, embarrassants qui vous amèneront en Indonésie, en Iran, au Burkina Faso, en Égypte, en Bulgarie et aux Philippines. Bonne lecture.

 

Séisme à Sumatra

 

Je suis à Sumatra en Indonésie, sur les rives du lac Toba, un lac dans un cratère immense. L’endroit est beau et reposant, je loge dans un bungalow en bambou, sur pilotis.

Alors que je dors, il est vers les 6h du matin, mon bungalow est secoué, ça me réveille tellement ça secoue, c’est assez rapide, je me dis que c’est le staff de la guesthouse qui me fait une blague. Je me rendors. A mon réveil je vais prendre mon petit dej et là un mec de la guesthouse me dit : « t’as senti le tremblement de terre ce matin ? ». L’épicentre du séisme était assez loin, durant mon voyage à Sumatra je me suis approché de l’épicentre et j’ai vu des dégâts dans la ville de Padang, de belles fissures un peu partout.

Lac Toba, Sumatra

Mon tatouage

 

Je suis à Tabriz en Iran. J’ai fait connaissance avec 2 iraniens et un autrichien très sympas. Les iraniens nous servent un peu de guide pour nous faire visiter leur ville. Ils nous proposent d’aller faire un hammam/ sauna/ jacuzzi  dans un complexe aquatique, pas de problème j’adore ça. Au moment de me mettre en maillot de bain je vois mon tatouage et me dit « merde, j’avais oublié… ».

Mon tatouage (que j’adore) représente une sorte de démon qui enlace une femme nue de dos, et nous sommes en Iran ! J’avertis de suite Nasser, un des 2 iraniens qui nous accompagne, qui me dit qu’il va parler avec le responsable du complexe. La conversation/ négociation dure bien ¼ d’heure 20 minutes mais finalement j’ai le droit d’utiliser le complexe. Je suis un peu gêné, ce n’est pas mon intention de me faire remarquer de cette façon mais je m’aperçois qu’en fait mon tatouage attire certains iraniens qui me suivent où que j’aille en louchant vers la femme nue.

 

Cette situation je l’ai eu un peu sur certaines plages d’Asie du sud-est où la pudeur est de mise, où les femmes se baignent habillées.

 

Une fois à Bénarès, des gamins des rues curieux remontent ma manche et tripotent mon bras à l’endroit des fesses… No comment!

Moi et mon tatouage, sur une plage en Birmanie

Messe au Burkina

 

Nous sommes à Ouagadougou. Fanny fait partie d’un parrainage pour aider des enfants burkinabés par le biais d’un orphelinat tenu par des sœurs. Nous sommes avec le directeur de l’orphelinat, un monsieur très gentil et très intéressant, qui nous fait tout visiter.

C’est le jour où il y a une sorte de réception avec une messe, nous y sommes conviés en tant que parrains. Je suis athée, ça ne m’enchante pas d’assister à une messe mais bon, il faut y passer.

En entrant dans l’église qui est pleine, tout le monde se retourne, nous sommes les seuls blancs, tout le monde est bien sapé, nous on est en mode touriste. On comptait se mettre au dernier rang, mais en tant qu’invité d’honneur et parrain, on nous fait l’honneur d’être au premier rang …, avec Fanny on se regarde avec des gros yeux, dans quel traquenard on est tombé ? Imaginez la scène. On se sent épié au premier rang, moi je ne connais pas les gestes et paroles, je fais semblant, j’essaie de faire illusion, je redoute surtout d’être sollicité pour prendre la parole à n’importe quel moment… Le pire c’est que cette messe dure longtemps, beaucoup trop longtemps !

En tout cas c’est vivant, ça danse, ça chante, c’est plus vivant qu’en France.

Quel moment de solitude…

Petits burkinabés

Tentative de meurtre à Sofia

 

Un soir nous nous baladons dans Sofia, Fanny remarque un gros 4x4 noir aux vitres teintées, moteur allumé, en face du palais de justice.

Le lendemain matin nous passons au même endroit et là c’est l’agitation, on se croirait dans un film, il y a le bandeau « police line do not cross » en cyrillique, des flics partout, les pompiers, la police scientifique et des journalistes. En demandant à un jeune à côté de nous on saura qu’il y a eu une tentative de meurtre sur un chef de la pègre/ mafia locale. Des tireurs se sont postés dans un appartement qui donne sur la façade du palais de justice, ils ont tirés sur leur cible en le blessant et ont mis le feu dans l’appartement pour effacer les indices. Ce chef de la mafia allait témoigner dans un procès et visiblement ça ne plaisait pas…

Et le 4x4 de la veille, était-il là pour une raison particulière ?

La rue est bouclée

Les "experts" à Sofia


Rencontre nauséabonde en Égypte

 

Je suis à Hurghada une ville sur les bords de la mer rouge, on y va que si on plonge. Moi j’en suis à la fin de mon périple de 10 mois à travers l’Asie et le Moyen Orient, je n’ai plus d’argent donc pas de plongée donc je m’emmerde. Surtout qu’Hurghada n’est pas une ville attrayante, en pleine construction (des chantiers partout), remplie de touristes russes (et autres) déversés par des vols charters, bref vous l’aurez compris c’est un endroit que je déteste.

En attendant de partir de cette ville je me balade en bord de mer, un égyptien m’aborde, on discute un peu, il a l’air sympa et surtout désintéressé (en Égypte je me suis senti un portefeuille ambulant). On se pose, on parle, il me dit qu’il aimerait venir vivre en France, que c’est un beau pays,… J’ai l’habitude de ce discours et je le démonte.

Puis on en vient à la famille, je lui demande s’il a une petite amie et là il me dit qu’il a une petite amie, qu’elle a 8 ans… Je suis interloqué, je lui fais remarquer que c’est une enfant, que c’est interdit, immoral,… et là il me rétorque qu’elle est grosse, qu’elle a des formes donc c’est comme si elle était adulte. Je suis stupéfait, je le regarde, il est sérieux… Je coupe court à la conversation et me barre, dégouté.

« Super typhoon » Yolanda aux Philippines

 

Tout juste arrivés à Manille, nous sommes dans une chambre d’hôtel en train de regarder la TV car le décalage horaire nous empêche de dormir. En zappant sur une chaine d’infos on s’aperçoit qu’ils prévoient un « super typhoon », et qu’il va passer pas loin de là où on veut se rendre… Des typhons, ils en voient passer plusieurs tous les ans, ils sont plus ou moins puissants et dangereux. Là ils le prévoient hyper puissant, d’où le nom « super typhoon ». On verra.

Deux jours plus tard nous sommes sur l’ile de Negros, à Sugar Beach, un petit paradis tropical où nous logeons dans un bungalow en bois et bambou, à quelques mètres de la plage, le rêve quoi. Le staff de l’hôtel nous prévient que le typhon va passer bientôt, ils n’ont pas l’air de s’inquiéter, ils en sourient. Ok ils ont l’habitude mais là c’est un costaud quand même !

Le jour J, le matin, le ciel se couvre, puis progressivement le vent se lève et forcit d’heure en heure, la mer d’habitude si calme grossit petit à petit, le typhon Yolanda arrive. L’après-midi le typhon est là, il pleut à torrent sans discontinuer pendant plusieurs heures, le vent est violent, les cocotiers ploient, des branches tombent, notre bungalow bouge. Cela ne se calmera que pendant la nuit. Le lendemain, le calme est revenu mais quel spectacle !

En fait on s’aperçoit que nous, nous n’avons eu que la périphérie du typhon, le "cœur" est passé plus au nord et là nous découvrons à la tv qu’il a été d’une puissance exceptionnelle, il a tout dévasté sur son passage faisant des milliers de morts, de disparus et de sans-abris, il a rayé de la carte des villages, les images sont effrayantes et tournent en boucle. Fanny allume son portable, elle a une dizaine de messages inquiets de la part de la famille, des amis et des collègues. Fanny s’empresse de les rassurer, de leur dire que nous sommes vivants. Sur place l’entraide s’organise, les ferrys sont réquisitionnés pour apporter vivres de secours et sauveteurs de partout dans le monde. Dans les hôtels, des colis remplis par les touristes et les philippins se multiplient.

Nous avons fait une belle frayeur à nos proches et nous avons échappé au pire.

Sugar beach le lendemain

Colis en attente pour les victimes


C'était donc un 3ème volet de la saga "anecdotes de voyage". Si vous en voulez d'autres, n'hésitez pas à me le faire savoir. Et vous, des anecdotes à raconter ?

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