Les risques du Voyage

Voyager n’est pas un long fleuve tranquille, d’un côté on en prend plein les yeux et on vit des moments uniques, mais d’un autre côté on s’expose à des risques que l’on n’a pas forcément chez nous, dans notre vie de tous les jours.

 

Après presque 20 ans de voyages à travers le monde je peux faire un compte rendu des risques que l’on peut rencontrer en voyage.

 


Voyager n’est pas qu'un long fleuve tranquille, d’un côté on en prend plein les yeux et on vit des moments uniques, mais d’un autre côté on s’expose à des risques que l’on n’a pas forcément chez nous, dans notre vie de tous les jours. Après presque 20 ans de voyages à travers le monde je peux faire un compte rendu des risques que l’on peut rencontrer en voyage.

 

 

La circulation

 

Oui la circulation est sûrement le plus grand risque que j’ai rencontré au cours de mes voyages, si vous vous plaignez de la conduite en France, n’allez pas dans certains pays. Pour moi les pays les plus dangereux en terme de conduite sont l’Inde et l’Iran et traverser une rue dans ces pays équivaut pratiquement à traverser une autoroute en France. Et je n'imagine même pas y conduire.

 

Une fois, à Manille (Philippines), j’étais dans un taxi entre l’aéroport et le centre-ville. Je discutais avec le chauffeur de la vie en France  qu’il imaginait idyllique. J’ai réfréné son enthousiasme rien qu’en lui énumérant toutes les infractions et PV qu’il aurait reçu s’il avait eu la même conduite en France. En 5 minutes il aurait perdu son permis avec ses excès de vitesse, les feux rouges grillés, les dépassements par la droite, le klaxon toutes les deux secondes, les sens interdits pris.

 

Dans pas mal de pays, les chauffeurs de compagnies de bus concurrentes font la course, sur un même trajet, c’est à celui qui arrivera le premier à destination. Je me souviens particulièrement d’un trajet de nuit en minibus entre Medan et Parapat  à Sumatra (Indonésie), quelle horreur ! Les chauffeurs faisaient la course entre eux, avec une alternance de freinage d’urgence (pour prendre des passagers au bord de la route) et d’accélérations pour rattraper les autres. Quel horrible trajet…

 

Au Pakistan, j’ai pris un trajet en bus de nuit entre Quetta et la frontière iranienne.  Au petit matin j’ai été obligé de surveiller le chauffeur qui s’endormait, je voyais ses yeux cligner voire se fermer dans le rétro, tout le bus dormait. Heureusement que la route était peu fréquentée et bien droite dans le désert du Balouchistan.

 

Parfois certains chauffeurs se shootent pour tenir toute la nuit, avec en plus la musique à fond. Rassurant !

 

Parfois ce ne sont pas les chauffeurs qui mettent en danger mais la route elle-même. Ceux qui ont lu mes anecdotes de voyage  savent qu’il y a en Bolivie la route de la Mort, une piste étroite qui serpente en montagne et qui passe de 4800m d’altitude à 1600 m en 70kms. Je l’ai emprunté aller-retour en minibus, sensations garanties, âmes sensibles s'abstenir !

 

En Himalaya, les pistes ne sont pas larges non plus, les pneus frôlent le vide et les ravins sont vertigineux, avec en plus les risques d’éboulement.

 

Conseils :

- se mettre avec des locaux pour traverser une route, ils savent faire.

- se placer au milieu dans un bus si on a le choix : devant on voit la route et la conduite, on ne profite pas du trajet et on flippe ; et derrière on est plus chahuté, on sent plus les nids de poules et autres multiples imperfections de la route.

Bus à Quetta, Pakistan

L’insécurité

 

Le pays le plus « craignos » que j’ai visité est le Venezuela (eh non ce n’est pas le Yémen ou le Pakistan). Dès l’aéroport on pouvait prendre un faux taxi qui aurait pu nous dépouiller. De plus Caracas est une ville qui craint, même certains villages comme Santa Fe, où nous sommes passés. Il n’était pas conseillé (d’après la proprio de l’hôtel) de se balader sur la plage avec son appareil photo visible et la nuit déconseillé de se balader dans le village. D’ailleurs l’hôtel avait un gardien armé, pas rassurant… Quelques mois après, un pote s’est fait braqué avec une arme au petit matin, en sortant de son bus de nuit, à Caracas, il s’est retrouvé en caleçon dans la rue à la fin de son voyage.

C'est le pays où j'ai le plus ressenti l'insécurité et de loin!

 

Si vous voulez gouter à certaines drogues, libre à vous mais attention, pas mal de touristes croupissent dans des prisons indonésiennes ou autres. Certains dealers sont de mèche avec la police. Si vous vous faites prendre, au mieux c’est un énorme bakchich, au pire la prison à vie voire la peine de mort. Certains pays appliquent la tolérance zéro.

 

Conseils :

-ne pas aller dans les quartiers pauvres et les rues sombres tard la nuit

-ne pas porter de bijoux et autre objets tentants

-éviter bien sûr de sortir une liasse de billet en pleine rue

-renseignez-vous avant de partir sur l’état de sécurité du pays et renseignez-vous auprès des locaux sur les lieux où il ne faut pas aller

-cachez votre argent à plusieurs endroits sur vous (voir mon article « l’argent en voyage ») et si vous vous faites braquer ne résistez pas.

Superbe plage de Puerto Colombia au Vénézuela

La nature

 

Les risques naturels ne sont pas à négliger non plus, entre les typhons, les volcans, les séismes, les tsunamis, le climat et les animaux.

 

Nous avons vécu le typhon Yolanda aux Philippines, en bord de mer, heureusement pour nous, nous étions un peu éloignés du cœur du typhon, mais c’était quand même impressionnant (vidéo). Ce typhon a fait des milliers de victimes sur son passage et nos proches ont eu très peur pour nous.

 

Sur l’ile de Sumatra (Indonésie), j’ai été réveillé par un séisme alors que je dormais, c’est impressionnant.

 

Il y a des pays sans insécurité due aux vols ou à la délinquance mais avec des risques naturels importants comme au Japon par exemple avec les possibles séismes et les risques de tsunami qui en résultent. Ou encore en Islande où la délinquance est presque nulle alors que les risques d’éruption volcanique ou de tempête sont beaucoup plus probables. Avant de partir en randonnée renseignez-vous sur la météo (conseil valable partout dans le monde).

 

Au chapitre « bébettes », j’ai retrouvé un scorpion dans une de mes chaussures au Népal, et si je n’avais pas secoué mes chaussures…

 

Avec ma femme nous nous sommes retrouvés nez à nez avec un serpent dangereux en pleine forêt à Bornéo (anecdote racontée ici), plus de peur que de mal et une belle frayeur.

Le typhon Yolanda aux Philippines

Les maladies

 

Parfois dans certains pays les conditions d’hygiène, l’eau et la nourriture peuvent provoquer des maladies.

 

Dans mes anecdotes de voyage  je raconte des problèmes de santé que j’ai eu en Inde et en Bolivie.

Ma femme a eu la scarlatine au Gujarat (Inde), ça l’a assommé pendant quelques jours et a gâché une grande partie de son voyage. Et au Sri Lanka nous avons été tous les deux biens malades à Sigiriya. D’où l’utilité d’avoir une bonne pharmacie de voyage !  

 

La nourriture et l’eau peuvent être porteuses de maladies. Attention à la viande avariée ou au poisson pas frais, dans certains pays il vaut mieux s’abstenir (je suis végétarien en Inde), les conditions d’hygiène ne sont pas les même que chez nous.

En ce qui concerne l’eau, celle du robinet n’est pas potable dans pas mal de pays. Il faut soit acheter de l’eau minérale soit purifier l’eau avec des pastilles genre Micropure.

 

Dans les pays tropicaux le paludisme est une des maladies les plus dangereuses qu’on puisse attraper en voyage, on peut en mourir. Pour s’en protéger, il faut se tartiner d’un bon répulsif dès le coucher du soleil, porter des vêtements imprégnés et dormir sous une moustiquaire imprégnée . Les moustiques propagent d’autres maladies comme la dengue par exemple.

 

Attention au soleil des tropiques, il tape fort ! Ma femme et moi avons eu des insolations, moi à Bornéo en faisant du snorkeling et ma femme au Venezuela, en marchant aux heures les plus chaudes de la journée. Protégez-vous bien et surtout hydratez-vous.

 

Le mal des montagnes n’est pas non plus à négliger car nous en avons été victimes aussi, ma femme au Spiti (Himalaya indien) et moi au Népal lors de notre trek du Langtang. Si vous montez trop vite, à partir de 3000m d’altitude vous pouvez en être victime, personne n'est à l'abri. Les symptômes: grande faiblesse et mal de tête en premier.  Si cela persiste ou empire (vomissements) redescendez vite c’est la seule solution. On peut en mourir…

 

Pour ceux qui sont des tombeurs, comme partout dans le monde attention au HIV, protégez-vous.

Je souris mais je souffre du mal des montagnes à 4700m

L’addiction au voyage

 

Ça c’est le risque le moins dangereux, le moins gênant. Plus on voyage, plus on risque d’être addictif à cette drogue qu’est le voyage. C’est un virus, je ne connais pas le vaccin et je ne le veux pas. Par contre  attention c'est contagieux, ma femme l'a attrapé à mon contact!

Elle est pas belle la vie en voyage ?

Cet article n’a pas pour but de faire peur ou de décourager de partir en voyage, au contraire,  il est fait pour mieux se préparer aux éventuels risques encourus. Il y a une multitude de risques rien qu’en restant chez soi, dans son pays. De toute façon, même en prenant toutes les précautions, le risque zéro n’existe pas. Et comme je le dis, le plus grand risque est d’attraper le virus du voyage.

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Commentaires : 6
  • #1

    Sab (mardi, 30 août 2016 23:48)

    Les seuls risques que j'ai eu à craindre c'est les araignées très venimeuses dans le Nevada... Et en fait je n'ai eu peur qu'avant le départ, sur place je n'y ai pas pensé une seule fois. !
    En République dominicaine j'ai eu très peur dans le bus, ils roulent n'importe comment et à très grande vitesse ! Entre Montréal et NY aussi, mais là c'est Parce que c'était un trajet de nuit et que le chauffeur donnait de grands coups de volant brutalement donc j'ai compris qu'il s'endormait et se réveillait brusquement et redressait la direction, du coup j'ai pas fermé l'œil de tout le trajet (8h)... Ça n'aurait pourtant rien évité que je dorme ou pas !
    Sinon niveau nourriture pas trop de risque vu mon côté difficile !
    Et sinon à Venise beach dans une rue déserte on a croisé adossé à Un mur un gros malabar d'un gang qui avait son flingue tranquillement à sa ceinture bien visible, on faisait pas les fiers mais il nous a lui même salués alors qu'on évitait son regard ! Et à los angeles un camé nous a suivis, il avait de très mauvaises intentions c'était sur, mais on a rebroussé chemin alors qu'on arrivait dans des rues sombres avec lui sur nos traces, trop tentant pour lui c'est sur il aurait tenté un truc... Bref, rien de bien flippant, juste des anecdotes à raconter heureusement !!

  • #2

    selamat jalan (jeudi, 01 septembre 2016 16:51)

    Merci pour tes anecdotes, je ne les connaissais pas toutes. Dés qu'on voyage, on a tous quelque chose à raconter de plus ou moins flippant, heureusement la plupart du temps sans conséquences.

  • #3

    Sab (vendredi, 02 septembre 2016 06:19)

    C'était bien sûr Venice beach et non Venise... foutu correcteur !

  • #4

    Maeva (dimanche, 04 septembre 2016 11:30)

    Encore une fois j'ai adoré lire tes conseils et anecdotes. Surtout les anecdotes qui sont très intéressantes! Tu m'as beaucoup fait rire en disant "je suis végétarien en Inde"!! C'est ce que tu dis aux habitants de là bas? Sinon sur tout ce que tu as dit, je me disais que ce qui me ferait le plus peur c'est les trajets dangereux je pense, mais en lisant le commentaire de maman et sachant que je suis allé en République Dominiquaine avec elle, j'ai apparement aussi vécu un trajet dangereux mais je ne m'en souviens même pas...!
    Bisous à tous les 2

  • #5

    selamat jalan (dimanche, 04 septembre 2016 17:18)

    Ah que j'adore tes commentaires ma grande nièce! Merci pour les compliments, oui je suis végétarien en Inde, pas envie de tomber malade là bas, mais je ne leur dis pas...
    Bises!

  • #6

    Maeva (lundi, 05 septembre 2016 19:21)

    Dominicaine évidement... J'ai honte!!