Anecdotes de Voyage

Cela fait 20 ans que je voyage à travers le monde. J’en ai vécu des situations extraordinaires, uniques, gênantes, déplaisantes, effrayantes,  douloureuses parfois, des moments inoubliables, pour le meilleur ou pour le pire, en voici quelques-unes.

 


Cela fait 20 ans que je voyage à travers le monde. J’en ai vécu des situations extraordinaires, uniques, gênantes, déplaisantes, effrayantes,  douloureuses parfois, des moments inoubliables, pour le meilleur ou pour le pire, en voici quelques-unes.

 

Rencontre improbable au sikkim

 

Le sikkim est un petit état indien, en Himalaya, enclavé entre le Népal, le Bhoutan et le Tibet. En 1999 lors de mon passage, il n’y avait pas beaucoup de touristes et pourtant j’ai fait une rencontre improbable.

Au Sikkim on se déplace en jeep car les routes sont plutôt des pistes de montagne. Ces jeeps partent quand elles sont pleines, j’attends à côté de la jeep, il y a un autre touriste, Hubert, 45/50 ans, il est français, on sympathise en attendant que la jeep ne se remplisse. Arrivés à notre destination, Darjeeling, on va à la même guesthouse, on se dit pourquoi pas partager une chambre double, ça coûte moins cher que de payer une chambre simple.  

Au moment de s’enregistrer, il faut montrer le passeport et là il s’écrie « Bidaubayle ! , j’en ai connu un quand j’étais gamin, au collège quand je vivais en Gironde ! », des Bidaubayle, ça court pas les rues, et mon père et ses frères ont vécu en Gironde. Je lui demande « quel est son prénom ? » « Serge », « c’est mon oncle ! ».

Au fin fond du Sikkim, je rencontre un mec qui était pote avec mon oncle, au collège ! Le monde est parfois petit.

Gamins du Sikkim

La route de la mort en Bolivie

 

C’est une route qui part de La Paz à Coroico. Elle passe de 4800m au col de la Cumbre  à 1600m à Coroico en 70 kms, quelle descente !

Pour la descendre 3 options : bus, minibus et VTT, moi je choisis le minibus, plus petit que le bus, il se faufile mieux.

Je prends un siège côté gauche, côté vide, même pas peur ! Il n’y a la largeur que pour un seul véhicule, quand un bus ou un camion croise un bus, l’un des deux doit reculer car à certains virages, il y a un peu plus de largeur et là les roues frôlent dangereusement le vide.

Les nombreuses croix au bord de la route et les carcasses de véhicules dans le ravin témoignent des accidents.

Des cascades tombent sur la piste, il y a parfois des éboulements, j’ai pris cette route aller-retour, j’en suis sorti indemne mais quelles sensations !

La route de la mort dans les Yungas, Bolivie

Dégustation d’insectes au Cambodge

 

J’étais dans le bus Kratie Phnom Penh, le bus fait un stop de quelques minutes à Skuon, là des femmes avec des plateaux montent dans le bus pour vendre des friandises, les friandises étaient des mygales grillées.

Le khmer assis à côté de moi en achète plusieurs, il voit que je regarde avec curiosité son achat, il m’en propose une, avec plaisir ! Je suis curieux d’y gouter.

Verdict : pas mal du tout mais j’en ferai pas des folies non plus. On commence par les pâtes, pour moi c’est le meilleur, ça ressemble à du poulet grillé. Le corps est plus dur à manger, il y a plus de « chair ».

 

Arrivé à Phnom Penh, je me balade au bord du Tonle sap, il y a des vendeuses ambulantes, qui vendent toute sorte d’insectes : blattes, vers de farine, sauterelles et araignées.

J’achète un peu de vers (bof) et de sauterelles (pas mal) mais je ne tente pas les blattes.

Après avoir mangé quelques spécimens de chaque, je commence à distribuer le reste  à 2/3 gamins des rues assis à côté de moi, mais qui deviennent vite une dizaine, ils se battent pour avoir une part, je lâche tout, submergé par ces gamins affamés qui se jettent dessus.

Je pars mal à l’aise.

Vers, blattes, sauterelles et araignées au Cambodge

Un cadeau empoisonné  en Gambie

 

J’étais à Banjul, capitale de la Gambie, en train de manger dans la cour d’un bouiboui. A la table d’à côté, des asiatiques qui mangent et éclusent des bières.

On commence à discuter, ce sont des marins philippins en escale. Ils me montrent des photos de leurs copines, femmes ou enfants qui leur manquent, ça fait plusieurs mois qu’ils les ont quittés. Ils me proposent de me faire visiter leur cargo, OK let’s go !

Pendant la visite du cargo la nuit tombe et on revient au bouiboui. On se rassoit car ils veulent m’offrir une bière, pas de refus ! Et tout à coup déboulent d’on ne sait où des prostituées qui s’assoient à côté de chacun d’entre nous. Ces prostituées sont très entreprenantes, les philippins se laissent faire et en redemandent. Moi je suis gêné, les philippins voient mon embarras et me disent : « don’t worry, it’s our gift* » croyant que c’était une histoire d’argent…

Voyant que je suis toujours aussi coincé malgré la dame à côté de moi très entreprenante, ils commencent à se vexer, me demandent quel est le problème. Je ne vais pas leur dire que je suis contre ça, qu’il y a les maladies, que je ne veux tout simplement pas…, je m’en tire en disant que je me marie au retour de mon voyage, que je ne veux être infidèle à ma future femme (cette histoire est fausse bien sûr mais je ne sais pas quoi inventer d’autre).

Au bout de quelques bières je les laisse en "agréable" compagnie finir leur nuit, je m’en tire à bon compte.

Quel cadeau empoisonné !

Banjul, Gambie

Un trajet épique en Bolivie

 

Je suis à Tupiza, au sud du pays, un soir, avant de prendre un bus de nuit, pour 24h de bus pour rejoindre La Paz. Au restaurant j’ai commandé du poulet (j’adore), mais il tarde à arriver sur ma table et l’heure du départ approche, je presse un peu le serveur, le poulet n’est pas complètement cuit,  je vais le payer cher…

Le trajet de nuit se passe bien, j’arrive au petit matin à Potosi pour changer de bus. Là les ennuis commencent, je commence à avoir des douleurs au ventre, j’ai des rots immondes d’œuf pourris, mauvais signe. A chaque arrêt, trop peu nombreux, je me précipite aux toilettes.

A chaque fois le soulagement n’est que de courte durée, les douleurs reviennent vite, je me tord de douleur à intervalle de plus en plus rapprochés. Le dernier trajet de ce marathon : Oruro-La Paz est le plus dur, on ne s’arrête pas et en plus on arrive dans les bouchons à La Paz, l’arrivée est interminable. Elle aurait pu être belle cette arrivée au coucher du soleil avec les sommets andins en ligne de mire, mais sur le moment rien à foutre !

Ma délivrance arrivera aux toilettes du terminal de bus de La Paz, après un record du 100m avec sac à dos.

Je m’en souviendrai longtemps de ce poulet pas assez cuit !

Tupiza, Bolivie

Voilà ces quelques anecdotes de voyage, plus ou moins plaisantes  dont je me souviendrai toute ma vie. J’en ai d’autres bien sûr, si vous en voulez plus, je les raconterai dans de futurs articles. Et vous, des anecdotes à raconter ?

 

*« ne t’inquiètes pas, c’est cadeau »

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Commentaires : 2
  • #1

    Gyphjolik Jean-Marc (jeudi, 13 octobre 2016 17:11)

    Anecdote de voyage intéressante

  • #2

    selamat jalan (jeudi, 13 octobre 2016 21:55)

    Merci!